De Litteris

In libroveritas

8-5-2014

Le mythe de la Grèce blanche

Philippe Jockey - Editions Belin
Le mythe de la Grèce blanche

Faut-il croire, avec Ernest Renan, à “l’idéal cristallisé en marbre pentélique”, à la majesté solennelle et pure des statues antiques ? A l’association naturelle entre le blanc pur et le bleu soutenu, qui caractérise à nos yeux la Grèce ? A l’innocence originelle de ces monuments candides, à la beauté immaculée des premières civilisations ? En quoi cette vision fantasmée de l’Antiquité a-t-elle construite un malentendu historique, celui d’une supériorité de l’homme blanc ?

Philippe Jockey s’évertue à démonter ce rêve de blancheur et de pureté. Il commence par revenir sur la notion de poikilia, dans l’Antiquité, rappelant combien une sculpture était autant façonnée que peinte, et que l’on ne la considérait comme achevée qu’une fois parée d’or et de métaux précieux, ou recouverte de couleurs bigarrées, symboliques (la pourpre impériale, l’ocre et le brun du barbare…). Le blanc, symbole d’inachèvement et de désordre, pouvait être aussi celui de l’altérité, celle de ces femmes encloses en leurs gynécées condamnées, telles Héra, [...]

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